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  • : Je vous salue ! Ici, vous trouverez mes engouements, grands ou petits, éphémères ou durables. A vous de jouer, en laissant votre commentaire ou en m'écrivant directement (à l'adresse : engouements@yahoo.fr) A bientôt...
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Lundi 9 juin 2008
Maxime Le Forestier n'est jamais décevant. Même lorsqu'il publie des albums mineurs, comme le dernier, l'élégance est au rendez-vous, et la surprise aussi, au détour de quelques chansons : Restons amants, dont Julien Clerc a écrit la musique.
Ou encore l' Hymne à la soie, avec Emmanuelle Beart.

J'en profite pour vous faire écouter un enregistrement beaucoup plus ancien. Maxime Le Forestier en duo avec Georges Brassens. Nous sommes dans les années 1970. A la télé, Chancel reçoit Lino Ventura et quelques-uns de ses copains. L'acteur demande aux deux chanteurs d'interpréter Les Passantes...







par Mesengouements
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Samedi 7 juin 2008

Instants suspendus à la radio, l'oreille collée au poste... Pendant que la télé déverse quelques débilités, sur France Inter Zoé Varier nous raconte une histoire vertigineuse. Celle du musicien Jérôme Mege et de son maître, le grand violoniste François Capoulade. L'histoire d'une enfance musicale hors du monde. Le récit d'une transmission et d'une passion jusqu'à l'effacement de soi.

Dans Nous autres, Zoé Varier écoute, relance, s'arrête. Son empathie est fabuleuse. Minute après minute, le violon accompagne les confidences de Jérôme Mege. Belle radio !
Ecoutez, ici, les deux volets de cette émission.

par Mesengouements publié dans : mes engouements
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Jeudi 5 juin 2008

J'ai rangé ma bibliothèque. Ou plutôt, je l'ai redérangée. Comme à chaque fois, cette manipulation a fait apparaître quelques ouvrages négligés. Parmi eux, le Petit fictionnaire illustré publié par Alain Finkielkraut il y a près de trente ans.

Aujourd'hui, le philosophe jubile peu. Il se promène de plateau en plateau, gonflé de sa gravité sentencieuse. Il professe, il admoneste. Au mieux, il ricane.

Aurait-il oublié à quel point il pouvait être drôle ? Son Fictionnaire se présente comme un dictionnaire ; toutes les entrées y sont des mots-valises.

Accalomnie : brève pause dans la méchanceté

Epousetoufler : étonner sa femme par un regain inattendu d'appétit sexuel

Toutriste : voyageur parti à l'aventure et auquel il n'est absolument rien arrivé

Frotocole : rituel habituel des premiers attouchements

Pédarogue : professeur aigri par l'indifférence de ses classes

Wagabon : voiture récalcitrante , qui se détache du train et décide de vivre hors des rails

Quotirien : néant qui revient tous les jours

Sexcuse : motif que l'on invoque pour se dérober à une invitation érotique trop pressante

Fossoigneur : chirurgien malhabile

Armoure : ensemble des défenses qui protègent l'individu contre la douleur d'aimer


Alain Finkielkraut, Petit fictionnaire illustré, Points Seuil.



par Mesengouements
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Mardi 3 juin 2008
Je vous en ai déjà parlé sur ce blog, ici.
Le chanteur Thibaud Defever, alias Presque oui.
Sa drôlerie et sa mélancolie. La finesse de ses textes.
Grâce à Deezer, je peux enfin vous le faire écouter sur cette page. Presque oui prépare un nouvel album - ces chansons en sont extraites - qui sortira cet automne.


free music


par Mesengouements
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Dimanche 1 juin 2008


Enfin le mois de juin ! Finis, peut-être, les quarante ans de Mai 68, partout, à la une des journaux, sur les plateaux de télévision. Les zélateurs du joli mois de mai. Et ses contempteurs, jusqu'au président de la République soucieux de liquider l'héritage de 68. Mais finalement, quoi de neuf ?

Le texte le plus intelligent, le plus éclairant,  je l'ai trouvé... dans de vieilles pages. Il y a quarante ans exactement, le philosophe Claude Lefort publiait, à chaud, son analyse des événements de mai. Son texte s'intitule Le désordre nouveau. Il vient de reparaître avec les deux articles qui l'accompagnaient, celui d'Edgar Morin et celui de Cornelius Castoriadis.

Cette analyse, je pourrais la citer du début à la fin, tant elle est lumineuse. Lefort cherche - et trouve - ce qu'il y a de radicalement neuf dans le mouvement de mai : le refus d'obtempérer à toute autorité. Les enragés "sont en rupture de ban. Dans une société saturée de discours et d'organisations, où la parole et l'action sont assignées à résidence, où il faut avoir sa place, décliner son identité pour avoir le droit d'agir ou de parler, ils créent un nouvel espace. Mieux vaudrait dire qu'ils creusent un non lieu. Là, le possible renaît, un possible indéterminé, un possible qui va se relancer et se modifier d'événement en événement, et qui entraîne un nombre de plus en plus important d'étudiants, fait basculer dans sa course les militants politiques eux-mêmes".

Je ne veux pas vous assommer de citations, mais lisez, lisez vraiment ce texte. Pour comprendre aussi ce qu'a été aussi cette formidable grève générale, totalement inattendue. Soudain, une "ouverture". "En un instant, se dissipe la croyance quotidienne en l'inéluctabilité des règles qui soutiennent l'organisation de la société et des conditions qu'elles aménagent. En un instant, l'on découvre que la prétendue nécessité de la soumission est fondée sur un rapport de force et que ce rapport peut être renversé".


Edgar Morin, Claude Lefort, Cornelius Castoriadis, Mai 68, La Brèche, suivie de Vingt ans après. Fayard, 2008.


par Mesengouements
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