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  • : Je vous salue ! Ici, vous trouverez mes engouements, grands ou petits, éphémères ou durables. A vous de jouer, en laissant votre commentaire ou en m'écrivant directement (à l'adresse : engouements@yahoo.fr) A bientôt...
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Lundi 14 avril 2008

Pensant au poète martiniquais, j'ai rouvert le Cahier d'un retour au pays natal. La splendide negritude. "L'élégance d'être negre", chantait Brel.

Ce Cahier, donc :

"...Mon coeur, préservez moi de toute haine
ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n'ai que haine
car pour me cantonner en cette unique race
vous savez pourtant mon amour tyrannique
vous savez que ce n'est point par haine des autres races
que je m'exige bêcheur de cette unique race
que ce que je veux
c'est pour la faim universelle
pour la soif universelle

la sommer libre enfin
de produire de son intimité close
la succulence des fruits
..."

par Mesengouements
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Jeudi 10 avril 2008
Parisiennes, Parisiens, amoureux de la variété, vous n'avez plus que deux soirs pour aller (re) découvrir le spectacle délirant que Jean-Jacques Nyssen présente au Café de la danse. Le compagnon de la chanteuse Clarika y rend hommage à l'immense vedette belge des années 1970, au roi de la pop trop vite oublié, à son idole enfin : Chris Conty.

En deux heures de spectacle, de chansons, de témoignages vidéo (Zazie, Voulzy, Fugain et même... Rocheteau), de chorégraphies, le chanteur vit sous les traits de son fan. Jean-Jacques Nyssen est Chris Conty. Le spectacle est drôle, bien mené, très original.

Au-delà du canular, il est troublant aussi. Et si Chris Conty avait vraiment existé...





par Mesengouements
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Mercredi 9 avril 2008
En attendant le printemps...

free music



par Mesengouements
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Lundi 7 avril 2008
J'aime le nouveau livre de Philippe Delerm. L'auteur de La première gorgée de bière y décrit ces traces auxquelles il est attentif : le duvet d'un sans-abri, le cimetière des bateaux, la buée d'une vitre, le sapin de Noël, la station-service gagnée par la végétation. Les chapitres sont courts, mi-nouvelles, mi-poèmes. Tout est matière à description. Devant ces Traces, l'esprit vagabonde, comme devant Les ailleurs assoupis :

Hôtel d'Argentan. Hôtel de Besançon. Hôtel de Poitiers. Parfois, ces patronymes sont situés près d'une gare promettant leur destination. Ils sont alors sans sel, dépouillés de tout mystère, idéalisant maladroitement une province à laquelle ils échappent et dont ils dépendent.

Mais heureusement, on les découvre la plupart du temps dans un lieu incongru, sans lien géographique, et c'est tout autre chose. L'hôtel de Besançon pourrait devenir un havre de paix, une enclave en retrait, offrant au client de passage une rigueur sans chichis, un ancrage dans des rites agréablement désuets - on y pressent le surrané des murs tendus de papier peint motif toile de Jouy, la fraîcheur nette de draps de coton vite tièdes à la joue.

Au petit-déjeuner, quelque chose de Besançon viendrait s'insinuer dans la fumée du café chaud, le beurre des tartines. Quelque chose d'un Est tranquillement continental, trop éloigné des frontières pour évoquer une atmosphère singulière, assez authentique pour installer un bourrelet de protection contre l'acuité du présent. Le patron serait peut-être de Besançon, ou bien l'ancien patron. Il n'en parlerait pas, mais à son assurance paisible dans la façon de déambuler entre les tables, on songerait qu'il vient de quelque part.

Quand la rue du Faubourg-Poissonnière monte, l'hôtel d'Amiens propose une demi-échappée vers le nord. L'idée de cathédrale ? Plutôt ces terres lourdes ensommeillant l'espace tout autour dans les brumes d'hiver, des corneilles sur des labours, la solitude vague de la Somme.

Car ce ne sont jamais des pics d'identité, Bordeaux, Marseille, Chamonix. On reste dans le tapioca, l'indécision grumeleuse et molle : Amiens, Besançon, Montluçon, Argentan. On sent qu'on peut dormir à l'intérieur, protégé, assourdi.

En même temps, à l'époque des chaînes hôtelières aseptisées, pratiques, où l'on sait bien ce que l'on va trouver, il y a dans ces noms à l'ancienne une chance d'identité, dans un Paris à la Maigret. Je m'en souviens. J'avais dormi à l'hôtel de Poitiers.


Les traces de Philippe Delerm sont devenues des mots, mais également des (belles) photos, celles de son épouse, Martine Delerm, au fil des chapitres.

Traces, de Philippe Delerm, Fayard


par Mesengouements
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Jeudi 3 avril 2008
Tout passe, tout s'oublie...

Une fois n'est pas coutume, un coup d'oeil en arrière pour vous rappeler l'existence de trois artistes très différents dont j'ai aimé les chansons ou les spectacles ces dernières semaines et dont je vous ai parlé au fil de ce blog.

Berry, pour son charme léger, et pour trois chansons de son premier album : Le Bonheur, Plus loin et Demain.

Thomas Pitiot, pour la force et l'élégance de ses textes, pour l'oreille africaine aussi.

Presque oui, pour sa drôlerie mélancolique.

Découvez les...
par Mesengouements
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