Le métro aérien reste un de mes engouements. En ce moment, à Paris, j'ai souvent l'occasion de voyager sur la ligne 6 qui franchit la Seine de manière
spectaculaire. Souvent aussi, à bord du train qui survole le fleuve, je pense à cette chanson de Téléphone.
Un autre monde, c'est mon enfance au début des années 1980. Et ce clip qui me fascinait.
par Mesengouements
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Plus de six cents pages, des facilités d'écritures - énervantes parfois -, quelques longueurs, et tout mon plaisir de lire le nouveau roman d'Anna
Gavalda.
Je ne veux pas m'étendre sur ses "recettes", ni sur tout ce que vous avez déjà lu dans les journaux : sa sincérité, sa disponibilité, sa prétendue simplicité, etc. Peu importe. Seul compte
le livre.
Il est réussi. Plus sombre que le précédent roman de Gavalda, Ensemble c'est tout. Plus déroutant dans son style et sa construction, parfois à la limite du
laisser-aller. Mais après quelques dizaines de pages, tout se met en place : l'élan brisé du personnage principal, Charles Balanda, et la construction, sous nos yeux, de deux héroïnes :
Anouk, surgie des souvenirs de Charles, et Kate, la jeune femme qui fait irruption dans son présent, au moment où il s'y attend le moins. La renaissance de Charles Balanda.
Cet extrait, p.481 :
" Lui prit le plateau des mains et se dirigea vers l'arrière-cuisine.
- Ce qui est incroyable, lança-t-il, c'est qu'avec vous,
tout est histoires et toutes les histoires sont belles...
- Mais tout est histoires, Charles... Absolument tout, et pour tout le monde...Seulement, on ne trouve jamais personne pour les
écouter..."
Anna Gavalda, La Consolante, Le Dilettante.
par Mesengouements
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Le dernier livre de Pennac est étonnant. L'inventeur de Malaussène se dédouble au fil des pages. Il est à la fois le cancre qu'il a
été et l'enseignant qu'il est devenu. Tous ses récits d'école - ses chagrins et ses heures joyeuses - sont soumis à ce double point de vue. De l'inquiétude de sa propre mère
("Tu crois qu'il s'en sortira un jour ?") à celle de tous les parents d'élèves. Des lettres fantaisistes que le jeune Pennac traçait dans la marge à la rencontre avec Maximilien, mauvais
élève, délinquant en puissance, et lecteur de La fée Carabine.
Passages émouvants qui font sentir "la honte et la solitude de l'élève qui ne comprend pas, perdu dans un monde où tous les autres comprennent". Passages optimistes, quand Pennac rend
hommage à ces profs qui ne se posent pas trop de questions et qui "plongent" :
"Les professeurs qui m'ont sauvé - et qui ont fait de moi un professeur - n'étaient pas formés pour ça. Ils ne se sont pas préoccupés des origines de mon infirmité scolaire. Ils n'ont pas
perdu de temps à en chercher les causes et pas davantage à me sermonner. Ils étaient des adultes confrontés à des adolescents en péril. Ils se sont dits qu'il y avait urgence. Ils ont plongé. Ils
m'ont raté. Ils ont plongé de nouveau, jour après jour, encore et encore... Ils ont fini par me sortir de là. Et beaucoup d'autres avec moi. Ils nous ont littéralement repêchés. Nous leur devons
la vie".
Le récit de Pennac est un entrelacs d'histoires vécues - celles du prof, celles de l'élève. Il forge, au fil des pages, une belle
reflexion sur l'éducation. Dommage que Pennac n'intervienne pas plus souvent dans le débat public. Il a des choses à nous dire...
Daniel Pennac, La fée Carabine, NRF Gallimard
par Mesengouements
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