Puisant, récemment, dans les Pensées de Jonathan Swift (commencées en 1706), je vous en rapporte quelques-unes. Swift se déchaîne contre la religion, le mariage, les courtisans, la vanité, etc.
Nous avons assez de religion pour nous haïr, mais pas assez pour nous aimer les uns les autres.
Ou encore :
La règle stoïque de subvenir à nos besoins en supprimant nos désirs équivaut à se couper les pieds pour n'avoir plus besoin de chaussures.
Mais aussi :
L'ambition, souvent, fait accepter les fonctions les plus basses ; c'est ainsi qu'on grimpe dans la posture où l'on rampe.
Le fameux :
Je demandais à un homme pauvre comment il vivait. Il répondit : "Comme un savon, toujours en diminuant".
Et une de mes pensées préférées :
Quoique les hommes soient accusés de ne pas connaître leur faiblesse, peut-être ne connaissent-ils pas davantage leur force. Il en est des hommes comme des terrains, qui recèlent un filon d'or sans que le propriétaire le sache.