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Je vous salue ! Ici, vous trouverez mes engouements, grands ou petits, éphémères ou durables. A vous de jouer, en laissant votre commentaire ou en m'écrivant directement (à l'adresse : engouements(arobase)yahoo.fr) A bientôt...

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Giacometti à Beaubourg

Le Centre Pompidou recrée l'atelier d'Alberto Giacometti. Par dizaines, des versions de L'Homme qui marche et de la Grande femme, en bronze ou en plâtre, scultptures trop connues ? giacometti-diego-b.jpg

Pour moi, la surprise est ailleurs. Découvrir que Giacometti est un peintre autant qu'un sculpteur. Le geste sûr, le sens de la couleur et du dégradé violent, dès sa jeunesse et dès la Nature morte de 1915, classique et pourtant éclatante. Et ensuite ces séries de portraits, plus sombres les uns que les autres. La Tete noire de 1957, par exemple. Le noir surgit du gris. Immobile. Sans visage. Troublant. Deséspérant. Picasso et Bacon ont eu un enfant caché. Il s'appelle Giacometti. 

Et que dire des femmes aimées ? Jetées en peinture, Annette au regard vide, Caroline en larmes - si proche, là, d'un tableau de Bernard Buffet.

Reste la fin de l'exposition et une série de dessins, au crayon. Giacometti a croqué Matisse, en quelques traits rapides. Matisse est à la fin de sa vie. En noir et blanc, sur le papier de Giacometti, il est le plus vivant, peut-être, de cette exposition.
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