Je vous salue ! Ici, vous trouverez mes engouements, grands ou petits, éphémères ou durables. A vous de jouer, en laissant votre commentaire ou en m'écrivant directement (à l'adresse : engouements(arobase)yahoo.fr)
A bientôt...
Chaque semaine, à Paris, le chanteur Laurent Viel interprète Brel dans la petite salle du théâtre Essaïon. Le bouche-à-oreille est très bon. Un disque sort ces jours-ci. Et le spectacle ? Original, déroutant, très agaçant, et parfois bluffant.
Laurent Viel s'est emparé de Brel avec simplicité...et affectation (oui, c'est possible !)
Simplicité, quand la jolie voix de Laurent Viel résonne - souvent a capella - sous les voûtes du théâtre Essaïon. L'excellent guitariste Thierry Garcia l'accompagne, juste à la bonne distance. Leur version de Voir un ami pleurer est impeccable.
Affectation, lorsque Laurent Viel assume son parti-pris. Il parie sur l'ambiguité sexuelle de Brel, et la pousse à son paroxysme. Folle perdue dans les Remparts de Varsovie. Déchaîné dans Knokke-le-Zoute, et plus encore dans Vesoul, version reggae. Viel fait rire avec Brel, et quand ça marche, c'est terriblement efficace.
Malheureusement, ça ne marche pas à tous les coups. Laurent Viel ne saisit qu'une seule dimension de Brel. Le chanteur se sort correctement d'Orly, mais passe complètement à côté de Mathilde. Il rate La chanson des vieux amants. Et il devient presque pénible.