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Je vous salue ! Ici, vous trouverez mes engouements, grands ou petits, éphémères ou durables. A vous de jouer, en laissant votre commentaire ou en m'écrivant directement (à l'adresse : engouements(arobase)yahoo.fr) A bientôt...

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Chiara Mastroianni


Déjà, Chiara Mastroianni avait imprimé la pellicule. Téchiné, Ruiz.
Plus récemment, la soeur inconsolable chez
Christophe Honoré. Et puis la voix de la narratrice dans Persepolis de Marjane Satrapi. Une belle présence, à chaque fois.

Mais il manquait un regard, un révélateur. Comme on révèle la pellicule, justement. Pour Chiara Mastroianni, le révélateur s'appelle Arnaud Desplechin.

Dans Un conte de Noël, Chiara Mastroianni est la belle-fille de Junon (sa mère, Catherine Deneuve). Au fur et à mesure que le film se déroule, son personnage, secondaire, devient plus dense, plus profond. Jusqu'à la découverte du rôle qu'elle a joué pour les deux fils de Junon et leur cousin (Laurent Capelluto, Melvil Poupaud, Mathieu Amalric, remarquables, chacun dans une tonalité différente). Une séquence dans une cuisine, la nuit. Une autre dans un bar. Une troisième dans une chambre. En peu de mots, Chiara Mastroianni sait incarner un regret, un espoir, un regain.




Ce Conte de Noël, je pourrais vous en parler longtemps.
Parce qu'il m'a irrité d'abord : trop brillant, trop intelligent, trop lourdement symbolique (la mythologie, la mort, etc), trop complaisant.
Et parce qu'il m'a emporté ensuite. Desplechin fait mine de nous donner toutes les clés - la psychanalyse jusqu'à plus soif - et finalement ne nous en donne (presque) aucune. Il nous laisse face au mystère de ses personnages.
L'autre jour, à propos de ce film, Michel Ciment évoquait Renoir et La Règle du jeu : un "drame gai". Il a raison. Le Conte de Noël rappelle aussi bien la partie de chasse que la fête au chateau. Le rire et le drame ne se succèdent pas. Ils ne font qu'un.

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N
Film remarquable que je n'ai nullement trouvé "trop" quoi que ce soit. C'est un film d'un cinéaste érudit, bourré (Ça n'est pas le privilège de Henri !) de talent et d'humour. Même à la deuxième vision, je n'ai pas trouvé la moindre complaisance dans ce film où l'humour alterne avec la gravité (Qui est capable de parler de la mort avec autant de charme et de dérision ? ) et la tendresse. Cette scène où Abel (remarquable J.Paul Roussillon) admire le réveil de Junon est à sombrer de bonheur !Bref, que ceux qui sont disposés à aller voir autre chose que les ch'tis ne s'en privent pas !
Répondre
M
<br /> Et pas un mot sur Chiara Mastroianni... Tss, tss, tss... ;-)<br /> <br /> <br />