Je vous salue ! Ici, vous trouverez mes engouements, grands ou petits, éphémères ou durables. A vous de jouer, en laissant votre commentaire ou en m'écrivant directement (à l'adresse : engouements(arobase)yahoo.fr) A bientôt...
Un moment d'engouement musical : le dialogue, le jeu même, entre le piano et les violons dans le deuxième mouvement du concerto n°2 pour piano de Brahms. Salle Pleyel, l'orchestre Colonne semblait précis et enthousiaste, à l'image de son chef, Laurent Petitgirard. Du piano, le coréen Kun Woo Paik faisait émerger un son à la fois ferme et clair. "Virtuose", dit-on, ce qui ne veut pas dire grand chose. Ce gars a le talent de faire entendre la musique sans la noyer, sans la couvrir, précisément, de sa "virtuosité". Et ce qui fascinait, pendant quelques minutes, c'était l'échange ludique et profond, l'appel du piano et la réponse de l'orchestre, puis le mouvement de l'orchestre et le prolongement par le piano. Kun Woo Paik, Laurent Petitgirard, les violonistes et les autres musiciens - tous dans le sillage de ce concerto : pour un peu, on eût dit qu'ils ne produisaient pas les notes mais qu'ils les suivaient, qu'ils leur faisaient cortège, et nous derrière, avec eux.