Je vous salue ! Ici, vous trouverez mes engouements, grands ou petits, éphémères ou durables. A vous de jouer, en laissant votre commentaire ou en m'écrivant directement (à l'adresse : engouements(arobase)yahoo.fr) A bientôt...
Depuis plusieurs mois, je voulais écouter le disque que Patrick Artero a réalisé à partir de quelques chansons de Brel. J'y suis, enfin ! A la trompette et au bugle, accompagné de sacrés musiciens (dont Giovanni Mirabassi au piano), Artero livre un album très réussi.
Ce qui frappe d'abord, c'est la qualité des mélodies. Ces chansons de Brel, usées jusqu'à la corde, ont un pouvoir musical évident. L'absence des paroles (toute relative, tant nous les avons en tête) permet d'y prêter davantage attention. Mais le tour de force de Patrick Artero est ailleurs : il parvient, dans chaque morceau, à (re)créer un univers, en entier. La chanson A jeun est drôle ; la trompette est ivre, elle s'étale, se cogne, simplement accompagnée par les percussions et la contrebasse. Sur Amsterdam, l'atmosphère est très différente, bien plus proche de la musique classique : belle introduction à la trompette et au piano, puis montée de la mélodie, mais sur un mode sobre et las, très loin de l'interprétation homérique qu'en donne Brel. Je retiens surtout les versions étonnantes du Plat pays et de Jaurès ; il y a là quelque chose de nu qui tend vers le Nino Rota de la Strada. C'est beau !