Une longue pause, l'autre jour, au centre Pompidou, qui vient d'ouvrir la nouvelle présentation de ses collections modernes. Le musée présente quelques dizaines des plus belles oeuvres réalisées entre 1905 et 1960. D'abord, il y a le plaisir de voir ou de revoir des tableaux époustouflants, d'aller à mes peintres préférés, de rester longtemps devant ce tableau de Chagall (Le Double portrait au verre de vin, 1918), de découvrir un Balthus magnifique (Alice, 1933), de replonger dans un paysage de Bonnard à pleurer (L'Atelier au mimosa, 1946) de vérifier que Kandinsky ne m'inspire... rien ! Je découvre les Inachevés de Rouault. La collection est riche ; elle ouvre des horizons et chaque salle me rappelle que vraiment je connais mal la peinture. Ca me donne encore plus envie d'en voir ! Et puis la nouvelle présentation est très réussie ; l'aménagement laisse passer la lumière du printemps, à travers les grandes vitres du centre Pompidou ; le parcours, à la fois chronologique et thématique est cohérent. N'attendez pas la pluie pour retourner au musée...