Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je vous salue ! Ici, vous trouverez mes engouements, grands ou petits, éphémères ou durables. A vous de jouer, en laissant votre commentaire ou en m'écrivant directement (à l'adresse : engouements(arobase)yahoo.fr) A bientôt...

Publicité

Quatre mois, trois semaines et deux jours

De retour de Cannes... Cette année, les cinéastes les plus attendus au 60ème festival du film ont fait de la figuration, dans le meilleur des cas. Au palmarès, rien pour Kusturica, Wong Kar-waï, et même les frères Coen. Pour Kusturica, pas de regret : son nouveau film est une caricature médiocre des précédents. Ceux qui ont vu My Blueberry Nights, de Wong Kar-Waï, me disent que, là aussi, le résultat est décevant. En revanche, beaucoup sont surpris de ne pas voir figurer les frères Coen et No country for old men au palmarès.

 

C'est compréhensible, pourtant. Le jury présidé par Stephen Frears a fait un choix radical : soutenir de nouveaux réalisateurs et de nouvelles cinématographies. La palme d'or revient au film roumain de Cristian Mungiu, Quatre mois, trois semaines et deux jours. Sans partager l'enthousiasme de certains spectacteurs, je suis impressionné par le film de Mungiu.

 

Vous en connaissez sans doute le joyeux scénario : nous sommes en 1987, en Roumanie, sous Ceausescu. Deux étudiantes partagent une chambre dans une résidente universitaire. L'une d'elle tombe enceinte et doit avorter. Le film est le récit de cet avortement clandestin.

 

Quatre mois, trois semaines et deux jours aborde donc un sujet dur, avec dureté mais sans complaisance. Mungiu signe un film intense, marquant. Eprouvant, mais jamais ennuyeux. Le cinéaste roumain a l'intelligence de ne pas tout montrer. Il laisse beaucoup deviner, ce qui est très efficace. Il fait aussi le choix de pas juger. En aucun cas, son film n'est un plaidoyer pour le droit à avorter. Certains en sont choqués. Pas moi. Son histoire brute, despérante, filmée de manière clinique, n'en a que plus de force.

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
N
JL,j'ai enfin vu ce film brut et sans complaisance sur un sujet qui n'en appelle aucune !Je souscris à ton commentaire et veux juste ajouter que plus qu'un plan légèrement trop long, il faut retenir l'interprétation des deux actrices qui incarnent  une amitié  bouleversante !
Répondre